Dieu nous parle. Il nous parle de differentes manières : par Sa parole écrite, la nature, son Esprit Saint, des circonstances, des livres et parfois par des gens autour de nous. Sa parole est vivante et comme les israelites dans le desert, nous devons chercher cette parole et le manger tous les jours pour vivre et pour vivre en bonne santé spirituelle.
Je me lève tous les matins et je cherche la présence de Dieu (Il est Lui même le pain de vie). Je l'écoute en sachant qu'Il parle aussi sans des mots. Et dans mon experience il est rare que Dieu cri. La pluspart de temps Il nous parle doucement et il nous faut trouver des moments tranquils et de garder silence, choses qui sont de plus en plus rares dans le monde dans lequel nous vivons. Si vous en avez besoin, j'aimerais partager regulièrement avec vous un peu de ce pain, un peu de Lui qui me fait vivre. Quelq'un a chanté ceci :
Je suis un mendiant mais je sais où me trouver du pain.
Je suis un mendiant mais je suis bien nourit.
J'ai décidé de ne pas faire corriger mes fautes de grammaire et d'orthographe (je suis anglophone) parce que je veux que vous sachiez que je ne suis qu'un homme imparfait, ma vie étant un chantier du Seigneur, un vessaux fragile dont Il en a fait Sa demeure. Pardonnes-moi mes offences !
Le Père, le Fils et le Saint Esprit nous invite à la table qu'ils ont dressés pour nous. Venez manger, venez souvent.
Chris
Dans nos rassemblements chrétiens et pendant nos moments de louange et d’adoration, j’ai souvent remarqué que nous ignorons la chose la plus importante : la Présence de Dieu. Bien sûr nous croyons en son omniprésence, sa présence invisible au sein de son peuple. Mais Dieu, comme toi ou comme moi, peut être présent mais oublié, ignoré, mis de côté. Il peut être présent comme le Rois des rois ou bien comme simple spectateur. Il peut exercer son autorité pour nous conduire, se manifester ou bien il peut garder le silence. Quand je rencontre quelqu’un qui parle trop ou qui par égocentrisme prend trop de place, j’ai tendance à me taire et à me retirer petit à petit. Dieu fait la même chose.
A plusieurs reprises dans l’ancien testament nous avons des exemples de ce qui peut se passer quand Dieu prend toute la place. Dans Esaïe 6 le prophète a eu une vision de Dieu « assis sur un trône très élevé…les pans de son manteau remplissaient le temple…le temple se remplit de fumée. » Une telle expérience devrait être la norme pendant nos rassemblements et non pas des exceptions. Mais nous sommes trop occupés à continuer dans nos habitudes, nos programmes, nos rites personnels et religieux. Nous avons oublié que nous sommes sa maison, sa demeure, que notre culte est à Lui et non pas à nous. Etant sa maison, c’est notre responsabilité de créer une ambiance dans laquelle Dieu se sent à l’aise, chez Lui. Notre propre confort, nos sentiments personnels, nos préférences individuelles ne sont pas aussi importants.
Récemment pendant un séminaire dans une église, une personne s’est levée pour dire que les instruments de musique dans son église jouaient trop fort, faisaient trop de bruit. Il préférait une louange plus calme. C’était peut-être la vérité ou bien simplement une expression de ses goûts personnels. Mais quand nous reconnaissons la présence de Dieu au point de devenir sensibles à Ses désirs et à Sa volonté, c’est Lui qui dirige et c’est Lui qui décide. Dans sa présence, il y a un temps pour tout, un temps pour des cris de joie, pour faire « une clameur joyeuse », et un temps pour garder le silence. Il y a un temps pour célébrer et un temps pour se repentir avec des larmes, un temps pour danser et un temps pour se prosterner devant Lui.
Depuis toujours, quand je conduis le peuple de Dieu dans sa présence, je n’ai jamais de liste de chants définitive avant de commencer. J’ai des centaines de chants dans ma tête qui deviennent des outils ou des armes efficaces à ma disposition selon ce que l’Esprit de Dieu me montre sur le moment.
Je me souviens d’un séminaire où Dieu m’a interdit de prendre ma guitare ou de donner l’enseignement que j’avais préparé. Ce n’était pas facile de changer mes habitudes. J’étais déstabilisé. J’avais même peur des moments de long silence. Mais je peux dire que Dieu a rempli le lieu, les cœurs, les vides et les silences par sa Présence « lourde » de Sa gloire, et cela pendant deux heures.
Il est rare dans nos églises que nous vivions l’autorité de Sa Présence de cette manière. Il est rare que je rencontre un pasteur tellement sensible à Dieu qu’il est d’accord, par obéissance de ne pas livrer la prédication qu’il a préparée.
Il est temps que l’Eglise redonne la première place à Dieu, qu’Il puisse changer nos habitudes, nous déranger si nécessaire et nous envahir de sa Présence toute puissante, sage, troublante, apaisante, autoritaire, et humble. Ouvrons les portes au Roi, au Dieu de Gloire…